L’hydrogène vert de biomasse agricole : l’alternative crédible à l’électrolyse de l’eau

En voilà une bonne idée…

Une filière hydrogène, c’est bien. Mais une filière hydrogène vert grâce à la gazéification de la biomasse agricole, c’est mieux.

Tout d’abord : pourquoi l’hydrogène intéresse les gouvernements ? Parce que l’hydrogène peut être produit chez nous. Pas comme le pétrole qui vient de loin et qu’on ne contrôle pas.

En plus, l’hydrogène créé des emplois non délocalisables. C’est ça la révolution de l’hydrogène : on produit et on consomme l’énergie au même endroit.

Mais le problème de l’hydrogène, c’est qu’on n’en trouve pas comme ça. Ça se fabrique.

Dans le langage courant, la façon de fabriquer l’hydrogène lui donne une couleur : gris, c’est avec des énergies fossiles, vert, si c’est des énergies renouvelables.

On est d’accord : l’hydrogène ne sert à rien si c’est fait avec des énergies fossiles. C’est déplacer le problème de la pollution. Donc le but, c’est de faire de l’hydrogène vert.

Pour l’instant, quand on vous parle d’hydrogène vert à la télé, c’est de l’hydrogène fabriqué par électrolyse de l’eau. Du coup, l’hydrogène vert par électrolyse ne se fabrique que là où il y a des éoliennes, des panneaux solaires et des centrales nucléaires.

Moi, je préfère une alternative : l’hydrogène vert de biomasse agricole.

C’est du bon sens : la France est couverte de champs. Donc la biomasse agricole est disponible partout.

Et la biomasse agricole qu’on va utiliser pour produire de l’hydrogène, c’est une tête d’assolement.

On va utiliser une plante qui régénère les sols entre deux récoltes vivrières, et on évite les phytosanitaires.

Cette plante, ça peut être du chanvre. Il est cultivé par les agriculteurs autour de l’unité de production d’hydrogène vert.

Et on le récolte pour créer du gaz : c’est la gazéification qui permet d’obtenir soit du méthane vert, soit de l’hydrogène vert.

L’avantage de la gazéification de la biomasse agricole plutôt que l’électrolyse, c’est que c’est vraiment LE procédé de la transition énergétique.

Eh oui. Comme la gazéification produit deux gaz différents à la demande, on peut fournir du méthane vert dès maintenant pour le réseau de gaz. Ensuite, avec la même installation, on produit de l’énergie pour les trains, camions puis voitures et avions qui utilisent de l’hydrogène.

L’autre avantage, c’est qu’une unité de production d’hydrogène vert de biomasse agricole s’adapte avant tout aux besoins locaux en énergie des industriels, des collectivités, des agriculteurs et des gens dans un rayon d’environ 35 kilomètres.

C’est très performant : une seule unité de production d’hydrogène vert de biomasse agricole peut fournir en énergie autant que la consommation annuelle de 10 000 logements. Ou encore l’équivalent en carburant pour 12 700 voitures diesel pendant un an.

Et comme les unités de production d’hydrogène vert de biomasse agricole sont adaptables et duplicables, il suffit d’en déployer à la demande pour répondre dans les territoires aux besoins de la transition énergétique.