PAROLE D’AGRICULTEUR | Patrice Gandais : cultiver du chanvre, une évidence depuis longtemps

A 54 ans, Patrice Gandais est installé avec son associé Benoît Lair à Laigné-en-belin au sud du Mans. Passionné par la culture du chanvre, il souhaite que la production se démocratise dans le dans tout le département.

Patrice Gandais ne vient pas du monde agricole. En 2000, son beau-frère le contacte et lui parle d’une exploitation à Laigné-en-Belin. Son épouse étant originaire du bélinois, il saisit l’opportunité. 21 ans plus tard, il est éleveur de poulets de Loué (10 bâtiments) et possède 140 hectares de cultures parmi lesquels blé mais, orge, seigle et chanvre depuis plusieurs années.

Pourquoi avoir choisi de devenir agriculteur ?

J’ai trois oncles qui étaient agriculteurs et j’allais souvent en vacances chez l’un d’entre eux. J’ai pris goût et je me rappelle que je voulais acheter des vaches. Plus tard, j’ai commencé par devenir salarié agricole pendant 15 ans dans la région de Loué avant de m’installer à mon compte à Laigné-en-Belin.

Pourquoi avoir choisi de devenir partenaire de Qairos Energies ?

En réalité, ce sont eux qui sont venus me chercher. Je cultivais déjà du chanvre pour la CAVAC. Je suis également président de l’association des producteurs de chanvre sarthois. Malheureusement ces dernières décennies, la culture a disparu à cause de l’orobanche notamment. Il s’agit d’un petit champignon provoquant des retards de croissance voire la perte totale de la culture. Aujourd’hui, j’aimerais que la culture trouve un nouvel essor. Quand Qairos Energies m’a parlé de son projet, j’ai été agréablement surpris par le processus très novateur. Il faut y croire !

 » Quand Qairos Energies m’a parlé de son projet, j’ai été agréablement été surpris son processus novateur « 

Quelle est la valeur ajoutée du chanvre pour vous ?

C’est une culture supplémentaire dans la rotation. Je produis 10 hectares de chanvre tous les ans. Au niveau agronomique, c’est un bon précédent à céréales. Au niveau écologique, il ne nécessite pas de produits phytosanitaires sauf du fumier et un peu d’engrais. Economiquement parlant, sa rentabilité dépend du cours des céréales.

Propos recueillis par C. Lorne