Une méthode de production ajustée à chaque collectivité

L’exploitation de la biomasse pour créer de l’énergie est la prochaine révolution industrielle. Ce qui fera la différence, ce sera la façon dont la biomasse sera exploitée. C’est pourquoi nous avons développé une approche respectueuse des écosystèmes humains et environnementaux.

Identifier sur chaque implantation la biomasse à valoriser

La biomasse, en tant que ressource pour produire de l’énergie, peut prendre de multiples apparences. Rien que dans le domaine des déchets de l’agriculture, elle peut être d’origine végétale, ou d’origine animale. Et si l’on sort de ce domaine spécifique, les formes sont encore plus variées.

En quelque sorte, on pourrait utiliser n’importe quelle sorte de biomasse pour créer de l’énergie. Et faire … n’importe quoi. Comme la faire venir de loin en transport polluant, ou utiliser des ressources protégées.

À l’inverse, l’opportunité qu’offre l’utilisation de la biomasse des déchets agricoles pour produire de l’énergie, c’est d’utiliser une ressource de proximité non encore ou mal valorisée comme matière première pour fabriquer de l’hydrogène.

Autrement dit, et pour comparer avec les énergies fossiles, la démarche ne consiste pas à chercher un puits de pétrole et creuser sans se préoccuper des conséquences. La démarche consiste plutôt à identifier et valoriser les déchets que génèrent les activités humaines, et qui sont autant de puits de pétrole lorsque l’on produit des énergies nouvelles.

Dresser un état des lieux des circuits économies existants

C’est pour cette raison que nous choisissons soigneusement le lieu d’implantation de notre première unité de production en Sarthe. Nous devons trouver les matières premières pour fabriquer de l’hydrogène à moins de 40 kilomètres de là où nous installons notre usine.

Nous étudions également quelles sont les ressources disponibles, et comment celles-ci sont produites dans les circuits économiques existants sur place.

Ce peut être un déchet déjà disponible, par exemple les déjections animales des élevages : ce matériel est intéressant à gazéifier.

Ce peut être aussi une nouvelle plante que nous proposons aux agriculteurs d’introduire dans leur cycle de production. Cette tête d’assolement, tombée en désuétude car non valorisée économiquement, redevient attractive car l’agriculteur peut la vendre à l’unité de production d’énergie, tout en régénérant ses sols.

Finalement, nous considérons l’implantation d’un site de production comme l’introduction d’un maillon supplémentaire à une chaîne déjà existante, et qui vient la renforcer.

Créer de la valeur pour la redistribuer dans l’économie de proximité

La valorisation de la biomasse de déchets agricole, comme d’autres types de biomasses, s’inscrit dans la modification de notre perception des déchets produits par les activités humaines.

Considéré comme un problème à gérer, ou à faire disparaitre, le déchet peut devenir une matière première intéressante pour la production des énergies vertes. Bien entendu, et nous l’avons souligné, il ne s’agit de n’importe quel déchet ni de n’importe quelle façon de le traiter.

Mais avec une approche à hauteur d’homme, fine et empathique, nous sommes en capacité de proposer de petites unités de production d’énergie de proximité ayant toutes leurs places dans les activités humaines, agricoles et industrielles, en campagnes comme dans les territoires.