Valoriser, exploiter et préserver durablement la biomasse

Nous avons imaginé tout le processus qui démarre de la matière organique afin de produire des énergies vertes de proximité. Notre idée est d’insérer celui-ci dans le circuit de production agricole et d’élevage, pour lui fournir des produits dérivés et de la valeur.

Quelle biomasse pour les énergies vertes ?

Pour créer de l’énergie, nous utilisons de la biomasse agricole. Elle est de deux sortes :

  • de la biomasse végétale, en achetant aux agriculteurs à proximité de l’unité de production la récolte d’une tête d’assolement. Cette plante fournit de la valeur en régénérant les sols surexploités, et en étant vendue comme source d’énergie.
  • de la biomasse animale, issue des déjections des animaux des éleveurs. Cette ressource est en effet mieux valorisé dans notre circuit de production que par un simple épandage, qui va avoir tendance à brûler les sols.

Récoltée en circuit court, cette biomasse de proximité est acheminée vers l’unité de production d’hydrogène et de méthane verts.

La gazéification, processus clé de la production d’un hydrogène réellement vert

En simplifiant beaucoup, le traitement de la biomasse pour créer des énergies alternatives se fait en cinq grandes étapes :

  • le broyage, qui réduit la biomasse brute en petites particules,
  • le séchage et le mélange, pour obtenir un matériel homogène,
  • la gazéification, c’est-à-dire la transformation du solide en gaz par la chaleur,
  • la réaction du gaz à l’eau, où l’on recueille les biogaz de méthane et d’hydrogène, ainsi que le CO2,
  • la distillation, enfin, qui va permettre de récupérer de l’engrais liquide.

Dans ce processus, c’est bien l’ensemble de la biomasse est consommée. C’est la gazéification qui permet d’éviter d’avoir des déchets à gérer. Ainsi, l’ensemble des éléments générés par le processus sont exploités.

Quatre produits tirés de la biomasse pour zéro déchet

La biomasse consommée dans l’unité de production, une fois traitée, permet de générer quatre produits qui seront revendus dans l’économie circulaire :

  • de l’hydrogène, que nous pensons comme réellement vert, qui est distribué via une station hydrogène aux véhicules lourds, camions et tracteurs, équipés de moteur adéquat, ou de pile à combustible. Par la suite, la même distribution sera assurée pour les automobiles.
  • du méthane, qui sera réinjecté dans le réseau de gaz français et européen,
  • du CO2, stocké sous forme de bombonne et utilisé pour les groupes froids des camions ou des industries à proximité,
  • de l’engrais liquide, débarrassé de l’hydrogène et donc moins agressif pour les sols, destinés aux exploitations des environs.

Ces énergies et produits ne génèrent pas de résidus autres que ceux qui nous valorisons. Pour nous, c’est cela des énergies vertes.

Un processus de fabrication des énergies alternatives selon l’économie circulaire en amélioration constante

Parce que nous sommes des ingénieurs, nous essayons d’améliorer constamment nos procédés de fabrication des énergies vertes. C’est ainsi que nous utilisons notre propre CO2 pour alimenter notre four et notre séchoir. Et pourquoi pas plus demain ?

C’est tout un ensemble d’activités agricoles qui peut faire appel à nos ressources pour ses propres besoins, et ainsi faire vivre l’économie circulaire dans nos campagnes.